gbarnga a écrit :Il existe peut être une autre raison un peu plus triviale. Quand on parle de biodiversité à des bailleurs de fonds et des politiques, ils ne pensent qu'"espèce". Alors les sous-espèces, morphotype etc... Cela ne leur dit absolument rien... Donc.. comme ce sont eux les décideurs...
Même si le résultat est très peu satisfaisant.
A+
Je sais, j'en avais déjà discuté avec certaines personnes. Mais c'est du raisonnement à très court terme. Le vandalisme de la biodiversité est inéluctable, et on ne pourra pas tout sauvegarder, malheureusement. Un jour, il faudra faire des choix. Et la priorité de ces choix doit, à mon avis, être grosso modo indexée sur le rang des taxons. Les sous-espèces sont donc moins prioritaires que les espèces. Ainsi, si, un jour, les Mesonauta insignis guyanae disparaissaient totalement, on pourrait réintroduire des M. i. insignis sans que ça ne fasse une énorme différence. Par contre, si c'est le genre Mesonauta qui disparaît, c'est une tout autre chose.
Ce type de raisonnement pourrait être tenu même par les cichlidophiles. Par exemple, pour les cichlidés du Victoria, pour une espèce donnée, je m'attacherais à en sauvegarder la plus belle variété naturelle, et je donnerais la priorité à d'autres espèces ensuite par rapport à d'autres variétés de cette première espèce.