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Quelle est la différence... Lepidiolamprologus?

Posté : 16 mars 2007 04:03
par dauph
Bonjour,

Y a-t-il une différence entre le Lepidiolamprologus Kendalli et Lepidiolamprologus Nkambae? S'agit-il uniquement d'un lieu de collecte ou une variante? Assez difficile de tirer ses propres conclusions sur ce qu'on trouve sur le Net étant donné que plusieurs le nomme: Lepidiolamprologus Kendalli ''Nkambae'' et que d'autres non.

Donnez-moi votre opinion que je fasse la loi de la moyenne! ;-)

Merci.


Martin

Posté : 16 mars 2007 08:06
par Benoit J.
Salut, ces deux Lepidiolamprologus ont été tout d'abord séparés, puis mis en synonymie, si mes souvenirs sont exacts, une recherche génétique les a à nouveau séparés car le nkambae aurait un code différencié.

Il faut donc les considérer comme distincts, d'ailleur lorsqu'on a eu l'occasion de voir les deux, une singularité de la morphologie de la tête et de la livrée, fait le nkambae plus "beau" que le kendalli :)

:jap:

Posté : 16 mars 2007 08:17
par Hulk
Disons que L. nkambae a été décrit sans prendre en compte la description de L. kendalli, qui était de peu antérieure (tous deux sous Lamprologus, à l'époque). Les localités d'origine des deux formes sont relativement proches géographiquement, et pour le reste, seule la coloration change légèrement, le nkambae étant plus sombre que le kendalli. Par contre, je ne vois pas à quelle différence morphologique tu fais allusion, sur la tête.

Comme L. kendalli est légèrement antérieur, si on considère que les deux formes sont de la même espèce, c'est L. kendalli qui est le nom prioritaire. Mais comme le nkambae est quand même reconnaissable, pour marquer la différence, beaucoup de gens apportent la précision L. kendalli "nkambae", ce qui revient ni plus, ni moins, à utiliser le taxon sous-espèce (ce que je ferais, moi). Dans ce cas, le nom complet serait Lepidiolamprologus kendalli nkambae pour la forme la plus sombre, et L. kendalli kendalli pour l'autre forme.

Ces dénominations restent sujettes à contestation, puisqu'aucune recherche, apparemment, n'a vérifié si les caractéristiques de L. k. nkambae étaient propres à la population type et ne pouvaient pas se retrouver dans des L. k. kendalli. A noter également que les poissons de la population type de L. kendalli n'ont, semble-t-il, jamais été importés pour l'aquariophilie. Seuls ceux de nkambae le sont sporadiquement, et on trouve des spécimens d'élevage dans le commerce.

Posté : 16 mars 2007 11:12
par dauph
Maîtres... vous êtes mes maîtres!

Mais où diable prenez-vous ces informations si précises? Je suis vraiment surprit!

Enfin, j'ai 6 specimens adultes sauvages qui seront dans mes bacs dans 3 semaines et j'ai bien hâte. Un poissons que j'attend depuis quelques années et enfin il est disponible! J,ai déjà 4 jeunes L. Elongatus qui font 8 cm. Ne reste plus qu'à me trouver des ''supposés'' Kendalli pour voir et contempler le genre Lepidiolamprologus.

Je vous enverrai bientôt des photos de mon fishroom qui avance beaucoup en ce qui concerne la cosmétique.

Merci énormément à vous, Benoît et Patrick!

À plus.

Martin

Posté : 16 mars 2007 17:03
par Hulk
P. a écrit :Petits rappels :
1 / selon la description d'origine L nkambae ne se différencie de L. Kendalli que par la présence d'écailles sur la joue. Ce qui est sujet à caution dans la mesure où, si mes souvenirs sont bons, un seul exemplaire a servi à la description de L. nkambae.
Si c'est ça, ce que j'ai écrit plus haut n'est pas tout à fait exact. Je pensais que la description de nkambae ignorait celle de kendalli pour des raisons de quasi-simultanéité.
2/ Il y a effectivement une publication récente (je suis au boulot, je n'ai pas les références) mettant en evidence le fait que L. nkambae serait génétiquement différent de L. kendalli et serait issu d'une hybridation entre L. kendalli et une autre espèce, non connue et qui pourrait avoir disparu depuis ( !!! strange non ?)

Voilà, vite fait mon résumé.
C'est l'une des hypothèses qu'ils donnent, l'autre étant un échantillonnage inadapté. Mon avis est que les introgressions étant très fréquentes dans le groupe, nkambae aurait conservé des traces d'une introgression d'importance très marginale puisque, comme le soulignent les auteurs, L. kendalli et L. nkambae restent impossible à distinguer morphologiquement.

Quoi qu'il en soit, il ne me semble pas qu'il faille traiter la présence de gène résultant d'une introgression différemment de ceux résultant d'une mutation lorsque leur expression est marginale ou quasi nulle, ce qui semble être le cas ici. D'où le fait que pour le moment, il n'y a pas de raison suffisante de remettre en cause l'appartenance à une même espèce des deux formes, le mieux étant de les considérer comme sous-espèces.