J-S a écrit :Seb,
à mon avis c'est à lire jusqu'à la dernière page.
peut-être... mais au bout de 7 pages, j'étais déjà gavé par ses propos
Ce livre est un portrait de l'humanité d'aujourd'hui et de son probable avenir.
probable avenir.. on n'en sait rien, personne ne sait prédire l'avenir. Perso je pense pas que l'espèce humaine disparaitra rapidement.
Il n'y a pas vraiment de jugement malgré le ton inquisiteur du titre.
L'auteur s'englobe dedans.
Il ne fait que relater des faits et de les extrapoler pour les années à venir avec un humour très noir. Humour d'un homme qui avait de l'espoir et qui vient vraisemblablement de le perdre.
D'ailleurs avant ce livre il a écrit des bouquins sympas sur la nature.
A+
je n'avais pas relevé que c'était un des compères de Cousteau et autre
Nicolas Hulot. Perso affirmer que l'homme est un cancer de la planète, un
parasite ou tout ce que tu veux d'autre me gène énormément. Pour au
moins deux raisons.
* La première, c'est que l'homme est avant tout un animal, et en cela il
suit les lois de la sélection naturelle. Ce n'est pas parce qu'il est doté d'un
cerveau plus développé qu'il diffère des autres espèces. TOUTES les
autres espèces vivantes se comportent de la même façon que l'homme. Il
suffit de regarder les espèces invasives pour s'en convaincre. Le seul
problème, c'est que l'espèce humaine est trop dépendante de son corps et
de ses gènes pour réellement pouvoir affronter les problèmes
environnementaux actuels et à venir, pour agir de manière raisonnée.
* La deuxième raison, c'est que s'il n'y avait pas l'homme, énormément
d'espèces animales et végétales n'existeraient tout simplement pas. En
France, le paturage extensif a quasiment disparu. Résultat toutes les
espèces animales et végétales associées aux milieux subissant le paturage
extensif ont disparu de nombreuses régions : orchidées, azurés, mélitées,
sauterelles, etc... idem pour les zones humides qui se comblent et
s'assèchent inexorablement sans l'intervention de l'homme.
Sans l'homme de nombreuses espèces sont condamnées. Dire L'homme
disparaitra, bon débarras, ça me choque et je trouve ce type de phrase
réactionnaire très primaire. C'est un message très égoiste lancé pour
soulager sa propre conscience et non faire passer un message afin de
préserver l'avenir de la vie sur terre.
L'auteur croit visiblement qu'aujourd'hui, si on ne choque pas, on ne peut
plus faire passer de message. Je ne suis pas d'accord, car si tout le monde
fait pareil, à un moment, même le choquant ne passera plus... en
choquant il dessensibilise les gens. Pour moi, c'est plus constructif d'agir
sur le terrain ou d'exercer des pressions sur les politiques et industriels. Il
faut bien se dire aussi que cela ne fait pas si longtemps que ça que les
gens s'inquiètent de l'avenir de leur environnement. Or il faut au moins
150 ans pour que les mentalités changent. J'en veux pour preuve que la
théorie Darwinienne de l'évolution n'est toujours pas comprise ni acceptée.
Pourtant ça fait environ 150 ans qu'elle a été formulée...
Ce livre correspond pour moi plus à une opération commerciale qu'à un
vrai message de "propagande" écologiste. La société occidentale (et en
particulier française) aime se culpabiliser et s'autoflageller pour toutes les
fautes commises. C'est un peu une façon de soulager sa conscience par
rapport à tous les maux qu'elle impose aux autres et s'impose elle-même.
Un tel message est dans l'ère du temps. Le fait de le tourner en
provocation, ça attire encore plus le client. Et ça se vend.
Pour preuve, compare les 1ers films de Cousteau et les derniers. Le
message est sensiblement très différent entre son film "le monde du
silence" où ils assassinent un baleineau et les derniers où il est triste de
constater la disparition de nombreux poissons dans les récifs. Regarde les
documentaires plats et insipides de Nicolas Hulot où il dit ce que les
européennes veulent entendre et non ce qui se passe réellement dans le
monde. Il suffit qu'il survole une forêt tropicale et il dit "je suis en
harmonie avec la nature". En quoi survoler une forêt signifie être en
harmonie avec elle ? tu la survoles et c'est tout. Les indiens n'ont jamais
vécu non plus en harmonie avec les forêts. Ils les ont exploitées depuis
long temps et ont modifié un équilibre qui était différent avant leur arrivée.
La société occidentale bouleverse encore plus cet équilibre. Les différentes
forces en jeu instaureront un autre équilibre, mais il est actuellement
impossible de savoir où il se situe (et d'ailleurs existe-t-il vraiment cet
équilibre ?). Alors crier haut et fort que l'homme disparaitra... mouais
peut-être, peut-être pas... la seule chose que je sais c'est qu'on aura
besoin du maximum de biodiversité possible pour limiter la casse. Et dire
bon débarras, c'est bien malheureux et bien triste d'entendre pareil
sottise.
Séb