Hulk a écrit :Mais je suppose qu'ils doivent se planquer quand on approche, comme tes Lestradea.
Pire, le mâle Ectodus ne se pare de ses plus belles couleurs (dorsale et caudale dorées, et pelviennes toutes noires) que quand la pièce est presque dans le noir (par exemple quand il ne reste plus que le filtre UV)
Le spectacle est magnifique mais impossible à prendre en photo, même en 1600 iso.
Mais revenons aux Lestradea.
Le mâle n'a aucune envie de prendre la pose du dragueur invétéré (j'ai eu beau lui expliquer que c'était pour toi, rien à faire), il est plutôt d'humeur terrassière.
Je prends une bouchée de sable dans la cuvette...
...je fais un tour sur moi-même (toujours dans le sens des aiguilles d'une montre, un maniaque?)
...et je recrache sur le bord.
Nous maintenons donc 5 Lestradea: 3 mâles et 2 femelles dans un 450 litres avec un couple de N. brevis "Congo". Le mâle brevis est clairement le dominant du bac, rien à voir avec un timide "Chimba". Il se balade la plupart du temps en pleine eau avec les Lestradea, et quand ça lui prend il fait une attaque pour bien montrer qui est le chef.
Par contre, quand les Ectodus étaient avec eux, les Lestradea avaient pris le dessus (bonne entente interspécifique mais plus de repro d'Ectodus)
Les mâles Lestradea sont tour à tour dominants, ce qui laisse à penser que les petits ne sont pas toujours du même père. Régulièrement, on constate que c'est un nouveau mâle qui a pris la tête de la hiérachie et s'occupe du cratère, les autres mâles se mettant en retrait avec les femelles sur le territoire du brevis.
Les mâles ont les nageoires joliment colorées de bleu et de jaune (et de noir en période de frai), les femelles restent gris sardine, avec juste la dorsale colorée de jaune orangé.
C'est un poisson très intéressant à observer, tout comme Ectodus, à une condition: beaucoup de place. Je pense que ces espèces requièrent justement ce type de maintenance: du volume avec peu de poissons (enfin surtout peu d'espèces)
Un bac monospécifique ou pas loin.
Donc nous ne rajouterons pas d'autre espèce avec eux, mais des jeunes qui viendront grossir le groupe.
Ils ne sont pas spécialement farouches, d'autant qu'ils sont dans un bac du bas, et ne fuient pas à notre approche (ni à celle de l'objectif)
Le cratère du Lestradea est différent de celui d'Ectodus: il ne trie pas les différentes granulométries, creuse un cratère profond et l'adosse à une vitre ou à une pierre.
Alors qu'Ectodus fait un cratère beaucoup moins profond (à peine quelques cms) mais plus travaillé: il n'est fait que de sable très fin, trié patiemment. Ectodus, lui, centre son cratère de façon à ce qu'il décrive un cercle entier.