je vous incite à lire la 50aines de pages mais je cop-colle la conclusion du rapport :
En conclusion de son analyse, la mission, tout en renvoyant au texte principal pour le détail,
exprime comme suit ses principales conclusions.
1. Prendre sans attendre l?arrêté interministériel fixant la liste des espèces de poissons
représentées dans les cours d?eau et les plans d?eau de Guyane
2. Reconduire, ceci fait, les termes de l?arrêté préfectoral du 2 mai 1978 qui
réglemente l?utilisation du filet, en longueur et distance entre engins successifs. Les
adapter progressivement aux différents sous-bassins côtiers en fonction des espèces
principalement visées. Proscrire en tous lieux l?utilisation du filet dérivant
3. Développer, à l?initiative de la DIREN, les actions de connaissance sur l?éthologie
des espèces subissant l?effort de pêche le plus important, notamment de celles dont
le cycle biologique n?est pas encore maîtrisé en aquaculture (cas de l?aimara)
4. Introduire le principe de la reconnaissance d?une pêche semi-professionnelle, testé
par exemple sur le site de Kaw et l?atipa avec les pêcheurs locaux, qui serait ainsi
institué en site-atelier, en vue d?officialiser une activité commerciale par ailleurs
légitimement revendiquée
5. Adapter ce faisant la réglementation métropolitaine en n?imposant ni l?obligation
d?adhésion ni la perception d?une taxe piscicole, inappropriées au contexte
guyanais
6. Mettre en place une garderie appropriée, en compétence et en moyens, pour assurer
à la fois les indispensables actions de conseil auprès des pratiquants, et les non
moins indispensables sanctions des abus. Réfléchir notamment aux suites à donner
à ces derniers, allant au-delà de la simple saisie des engins et des poissons pêchés,
de manière à servir d?exemple dissuasif
7. Confier cette responsabilité à l?ONCFS, auquel s?adjoindra le moment venu dans la
zone Sud, et pour des tâches similaires, le Parc national. La pratique halieutique
dans cette zone justifie, parmi d?autres arguments, la constitution rapide de cette
structure en vue notamment d?assurer une assistance technique appropriée auprès
des populations résidentes
8. Assister les Indiens Wayanas et les autres populations autochtones qui pratiquent la
nivrée, sur le Haut-Maroni notamment, de manière à aller progressivement vers une
pratique plus respectueuse des peuplements impactés, animaux (poissons) et
végétaux (hali hali)
9. Agir sans faiblesse sur l?orpaillage clandestin à l?amont des sites pêchés, et
notamment ceux du Haut-Maroni et du Sinnamary, où des pathologies inquiétantes
sur les consommateurs de poissons carnivores commencent à se manifester
sérieusement, du fait du mercure
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10. Créer la relation fonctionnelle entre la pratique halieutique et l?activité aquacole,
de manière à soutenir en tant que de besoin par le repeuplement les espèces
susceptibles d?être affectées par un effort de pêche excessif (atipa, puis aimara,
torches,? lorsque le cycle de développement en conditions contrôlées de ces
espèces en sera maîtrisé)
11. S?en tenir à une position d?extrême prudence quant à l?opportunité de
l?introduction d?espèces allochtones, non représentées en Guyane et à risque
reconnu, telles que par exemple le pirarucu. Ne l?envisager en tout état de cause
qu?en s?entourant des plus expresses garanties quant à l?absence de risque de
contamination des eaux naturelles par ces espèces.