P. a écrit :Petits rappels :
1 / selon la description d'origine L nkambae ne se différencie de L. Kendalli que par la présence d'écailles sur la joue. Ce qui est sujet à caution dans la mesure où, si mes souvenirs sont bons, un seul exemplaire a servi à la description de L. nkambae.
Si c'est ça, ce que j'ai écrit plus haut n'est pas tout à fait exact. Je pensais que la description de nkambae ignorait celle de kendalli pour des raisons de quasi-simultanéité.
2/ Il y a effectivement une publication récente (je suis au boulot, je n'ai pas les références) mettant en evidence le fait que L. nkambae serait génétiquement différent de L. kendalli et serait issu d'une hybridation entre L. kendalli et une autre espèce, non connue et qui pourrait avoir disparu depuis ( !!! strange non ?)
Voilà, vite fait mon résumé.
C'est l'une des hypothèses qu'ils donnent, l'autre étant un échantillonnage inadapté. Mon avis est que les introgressions étant très fréquentes dans le groupe, nkambae aurait conservé des traces d'une introgression d'importance très marginale puisque, comme le soulignent les auteurs, L. kendalli et L. nkambae restent impossible à distinguer morphologiquement.
Quoi qu'il en soit, il ne me semble pas qu'il faille traiter la présence de gène résultant d'une introgression différemment de ceux résultant d'une mutation lorsque leur expression est marginale ou quasi nulle, ce qui semble être le cas ici. D'où le fait que pour le moment, il n'y a pas de raison suffisante de remettre en cause l'appartenance à une même espèce des deux formes, le mieux étant de les considérer comme sous-espèces.