Hulk a écrit :Le problème de l'eugénisme (des humains) se reposera le jour où ce sera le génie génétique qui en fournira les moyens... Ce sera un vrai problème éthique. Jusqu'où aller? En attendant, ces interrogations que nous nous posons sur nos souches pisciaires en sont un avant-goût.
Salut,
ce problème se pose déjà depuis plusieurs années... on sait déjà prédire la couleur des yeux sur un embryon, détecter les maladies génétiques, choisir le sexe de l'enfant, etc... aussi bien choisir la couleur des yeux n'a à priori pas de conséquences graves sur l'espèce humaine, que définir ce qu'est une maladie génétique peut en avoir beaucoup plus. Un exemple bien connu, l'anémie falciforme. Bénéfique à l'état hétérozygote puisqu'elle confère une résistance au paludisme, mortelle à l'état homozygote... comment prédire qu'un caractère X est forcément mauvais (et donc à éliminer) ou peut conférer un avantage dans certaines situations (et donc il faut le garder), sans compter que les gènes ont souvent plusieurs effets simultanés (positifs et négatifs). Sachant à quelle barbarerie l'eugénisme peut mener, il faut systématiquement le combattre. Mais c'est hors sujet ici.
Mais dans notre cas, nous parlons de poissons et de conservation des souches en captivité. Le problème d'une "amélioration" ou "purification" d'une souche n'est donc à priori pas un problème en soi. Le plus dur, comme je l'ai déjà dit, c'est de définir la limite entre un poisson "normal" et un "tordu". Notez que j'emploie systématiquement des guillemets pour ces termes.
Séb