Vidéo 6/6 (la dernière :bounce: )
Approchons nous de la zone de ponte. Le lepidiolamprologus choisit fréquemment un neothauma vide comme substrat de ponte, mais il se sert de la totalité de la surface extérieure. Pour cette population, l'intérieur de la coquille n'est utilisée, qu'après éclosion des oeufs, par les alevins qui restent à proximité pour y trouver refuge en cas de danger. Les adultes patrouillent aussi dans le secteur et forment véritablement un couple qui se partage la défense des jeunes. La présentation pourrait s'arrêter là, mais ce n'est pas le cas. Nous retrouvons un phénomène intéressant de réduction de la taille adulte, comme le callipterus, sur certaines femelles. Ce qui leur permet d'entrer dans les coquilles. On voit ici la différence de taille entre un mâle et une de ces femelles. Dans cette population, la ponte a lieu à l'intérieur de la coquille et nous avons un comportement assimilable à un conchylicole. On voit ici, au centre inférieur de l'écran, un altolamprologus calvus ( là je ne comprend pas la fin de la phrase :??: ). La question étant pourquoi est il toléré par le propriétaire du nid ? Les attenuatus de cette population sont très actifs dans l'installation de leur coquille. Ils peuvent les positionner en hauteur sur un amas de sable ou alors, au contraire, dans une cuvette. Dans une zone à découvert comme ici, il peut y avoir des attaques très rapides que l'on ne voit même pas à la vidéo. Les alevins restent dans, et à proximité de la coquille, jusqu'à ce que la recherche de nourriture leur impose de s'en éloigner.
Ce n'est pas à proprement parler un conchylicole, voici le triglachromis otostigma. Il fréquente les grandes profondeurs, sur les fonds vaseux où il se constitue un système de cavités. Dans la même zone, on rencontre un autre conchylicole. C'est le lamprologus signatus, un petit poisson de l'ordre de 4 cm de longueur pour les mâles. Les femelles sont un peu plus petites. Je voudrais finir cette présentation (moi aussi

) par une espèce très proche du signatus. C'est le lamprologus laparagrama (orthographe phonétique, je n'ai rien trouvé dessus :read: ). Ici une femelle. Ce poisson vit sur les fonds vaseux. J'ai ramené des corps pour étudier leur contenu stomacal. On y trouve des moules, des ? , et aussi de la vase. En fait, ce qu'ils peuvent trouver dans le secteur. Ils n'utilisent pas de coquilles, mais creusent des tubes dans la vase. Ce n'est pas aussi stable qu'une véritable caverne. j'ai inspecté un de ces tubes Il a un diamètre de 2 à 3 cm. On y voit des oeufs et des embryons à différents stades d'évolution. La femelle entre dans le tube et on s'aperçoit que les oeufs ne sont pas adhésifs et donc pas fixés, mais qu'ils sont mis en mouvement les uns par rapport aux autres. Cela laisse la possibilité au poisson de les transférer dans un autre tube. C'est un phénomène qu'on peut observer en aquarium. Il s'agit probablement d'une adaptation à l'instabilité du tube. Les larves bougent au bout de 50 heures; naturellement sous la surveillance de la femelle qui fait arriver de l'eau fraîche jusqu'à leur niveau. Dans le tube de vase, on voit les embryons à un autre stade de développement. Comme les autres cichlidés, au début de leur existence, ils vivent sur leur sac vitellin. Dix jours après l'éclosion, ils sont aptes à nager par eux mêmes. L'ordinateur signale le moment de la remontée, trois fois bip bip bip. Mesdames et Messieurs, la plongée est terminée, nous devons rejoindre la surface. C'est la fin de mon exposé et je vous remercie de votre attention.
C'était la dernière, c'était la dernière, c'était la dernière, c'était la dernière, c'était la dernière, c'était la dernière, c'était la dernière,
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