Personnellement je suis prêt à aller au bout du monde, mais le bout du monde pour moi c?est une étendue d?eau grande comme une mer et pleine de vies.
Un lac pour être plus précis, le lac Tanganyika !
Une « île » vivante, une « île » isolée au milieu du continent africain, une belle « île », pas déserte, pas vraiment touristique non plus, pas de routes, pas de trains à grande vitesse ?
Juste l?eau, l?humain, la vie et ?
Un rêve pour l?instant, une réalité à venir, boire son eau, plonger dans ses profondeurs en « bathyfolage ». Un remous sous la surface, un saut au large, une risée couvrant sa surface ? voir les trombes en tornades, un Balbuzard qui plonge et sort un Distichodus sexfasciatus, côtoyer un Crocodilus, et laisser passer un Boulengerina ?
Une bonne décharge d?adrénaline en croisant le premier « croco » :wink:
Survoler d?abords ses eaux bleues, puis, à terre apercevoir de loin la première baie où deux barques de pêcheurs sont ancrées ?j?entend déjà des types qui se marrent sur l?esquif-, s?approcher doucement du rivage pour profiter le plus longtemps possible de ce premier contact visuel, après c?est affaire de goûts, se mettre à poil et c?est le « baptême » du lac, l?ablution tant attendue (peut être depuis plus d?une vingtaine d?années ?).
Plonger au milieu d?un banc d?Enatiopus, et ressortir sous le regard d?un milan noir.
Rester la nuit allongé sous des étoiles, inconnue de l?hémisphère nord, et se laisser bercer par le chant de grenouilles invisibles, d?insectes « crisseurs », peut être quelques rapaces nocturnes hululant?
Un croissant de lune sous un autre angle, et des lamparos au loin, pêchant des Stolothrissa et Limnothrissa pour un village des environ?
Un bivouac au contact, des Benthochromis en train de griller, du poisson à tous les repas !
Y aller oui, mais juste pour voir, pour savoir, pour goûter et entendre, pour sentir et toucher, se remplir d?images, qu?un appareil ne pourra jamais rendre, s?emplir de souvenirs ?pour les longue soirées d?hiver

au coin du feu-, et les partager, s?épancher en en parlant avec d?autres. En ramener tout de même des documents, écrits, photographiques tout de même, sonores, filmiques? Il y a tellement de choses évidentes là-bas, des questions que tout le monde des passionnés se pose sur, comment sont les poissons dans leur milieu naturel, y a t il des interactions particulières entre espèces etc.
Donc pour tout ça et plein d?autres choses inénarrables je suis prêt à aller jusqu?au bout « d?un monde ».
[ Ce Message a été édité par: benoit le 03-07-2003 21:13 ]